La campagne qui environne Allai est nichée entre le Mont Grighine et trois grands plateaux formant une sorte de cadre naturel autour du village. Ces plateaux protègent non seulement le village, mais servent également de chemins préalablement tracés menant au centre du territoire, comme si Allai était une pierre précieuse sertie dans un merveilleux joyau inscrit dans le paysage.

Les plateaux de Pranu Marjani, Pranu Olisa et Loddùo offrent des panoramas éblouissants tout en recélant des vestiges de civilisations des temps très reculés. Le plateau de Pranu Marjani, surnommé la « Porte de la Barbagia », marque la frontière entre les terres romanisées et les contrées plus sauvages. Quant au Pranu Olisa, il abrite d’importantes découvertes archéologiques, telles que des nuraghes, des domus de janas (des maisons dites de fées, creusées dans la roche), des tombes des géants et de mystérieuses gravures rupestres, vestiges d’anciens établissements humains qui fascinent aujourd’hui encore ceux qui les visitent.

Le plateau de Loddùo, outre qu’il sert de frontière naturelle avec la bourgade de Fordongianus, détient de précieux vestiges du passé, notamment des nuraghes, une tombe des géants, des vestiges de l’époque romaine et les ruines d’une ancienne église rurale. Cette dernière est liée à la légende de la « Madonnina contesa », selon laquelle la statue de la Vierge, placée sur un char tiré par des bœufs, aurait choisi de se diriger vers Allai et elle est aujourd’hui conservée dans l’église du Saint-Esprit.

Le maquis méditerranéen domine le paysage, avec les couleurs verdoyantes du myrte, du lentisque et du ciste, qui se mêle aux tonalités dorées des champs desséchés en créant ainsi un contraste fascinant. Les principales activités rurales, telles que l’élevage et les projets de reboisement, ont permis de maintenir en vie la communauté d’Allai afin de forger un lien durable entre le territoire et ses habitants.